Voici (enfin) mon compte-rendu sur le Wacken Open Air 2008, le meilleur festival metal de l’univers (oui, je suis parfaitement objectif), qui a eu lieu du 31 juillet au 2 août 2008, à Wacken (comme son nom l’indique), en Allemagne. Bon courage pour la lecture, c’est un pavé (je sais c’est pas vendeur, mais je préfère prévenir).
Mercredi 30 juillet 2008, un peu avant 13h. C’est sous un soleil de plomb que nous arrivons enfin en terre sainte du heavy metal : Wacken, quelque part au nord d’Hambourg, en Allemagne. Cette fois, nous avons été plus prudents que l’année dernière : la veille nous avons fait étape à Hambourg pour arriver dans la matinée (et ainsi éviter les 9 heures de bouchons de la dernière fois). Choix judicieux puisqu’on n’est finalement ralentis qu’une petite demi-heure à l’entrée du village. Billybopp et moi en profitons pour aller faire un tour à pied, tandis que T2Fr et MrRoces restent dans l’Audi A4 break chargée jusqu’au plafond (et même au delà) et avancent lentement vers un des checkpoints d’entrée. Ces traitres profitent alors des 2 places arrières laissées libres pour prendre en stop une jeune demoiselle et ses caisses de bière, bien trop lourdes pour elle, nous laissant finir tout le trajet à pied. En fait elle n’était pas majeure et ne parlait pas un mot d’anglais. Bien fait !
Une petite heure plus tard, nous entrons enfin dans un des nombreux champs qui composent le campground. Des stewards en gilet fluo nous accueillent et font s’aligner les voitures en rangs serrés pour occuper correctement toute la place disponible. Visiblement l’organisation a retenu les leçons des quelques (légers) désagrements de l’année dernière et semble prête à gérer l’affluence record (72 500 personnes en 2007, 75 000 en 2008, personnel d’encadrement et invités inclus). Parmi les points très positifs qui sautent immédiatement aux yeux : le campground est beaucoup plus vaste, avec énormement de champs supplémentaires. Tant mieux !
Mais pas le temps de regarder les oiseaux passer, à peine posé il faut immédiatement s’imposer et occuper l’espace si on ne veut pas se retrouver à dormir sur la tente des voisins. Grâce à l’expérience de l’année passée (et aussi parcequ’on est super forts et super bien organisés, il faut bien l’avouer), en quelques instants nous sortons la tente, les bagages et les affaires de camping pour délimiter une zone suffisamment vaste. Encore quelques minutes et la tente est montée. Bon, notre périmètre est sécurisé on peut souffler un peu.
Première étape indispensable : se localiser dans le camp et prendre des points de repères pour être capable de retrouver sa tente, surtout de nuit après les concerts ! Notre drapeau français qui flotte fièrement en haut d’un mas improvisé est parfait pour ça. Un petit tour dans les champs environnants pour trouver un plan : bon, on est au nord-est de la zone S. Hum, c’est un peu loin, mais au moins il n’y aura pas trop de passage. Maintenant qu’on sait où on est, on peut se rendre à une zone d’accueil pour récupérer le traditionnel bracelet permettant l’accès à la zone de festival, le Full Metal Bag et quelques goodies. Puis direction le village pour acheter ce qu’il manque : de la bière, une tonnelle bon marché, de la bière, du charbon pour notre barbecue “jetable” premier prix Carrefour, de la bière, des saucisses pour griller et surtout de la bière. Note pour l’année prochaine : les barbecues sont mieux et moins cher sur place, alors pas besoin d’en ramener un, surtout que celui de Carrefour était déjà cassé avant même de l’avoir monté… Le reste de la journée est consacrée à une activité essentielle : le bronzage. Il faut savoir se fixer des priorités dans la vie.

Quelque part dans le campground
Jeudi 31 juillet 2008, dans l’après-midi. La zone de festival est ouverte, il est temps d’aller y faire un tour. Première deception, les t-shirts “W:O:A 2008″ sont “temporairement” sold out. Apparement il y a eu des problèmes d’approvisionnement, et durant tout le festival les stocks ont fait le yo-yo. Manque de bol, on a jamais réussi à être là au moment d’un réapprovisionnement. Zut. Billybopp a bien proposé de chopper un mec qui passait avec ce t-shirt pour le tabasser et lui piquer, mais finalement on a opté pour une solution plus pacifique : acheter d’autres produits dérivés estampillés Wacken. Vive le merchandising. Un petit tour au Metal Market et au Medieval Metal Market (une nouveauté, ou alors je ne l’avais pas vu l’année dernière) pour essayer les cottes de maille, casques à cornes et autres éléments d’armures particulièrement utiles dans un pogo ou dans le 93, et il est presque temps d’aller au premier concert de ce festival : Alestorm sur la WET Stage.

L’entrée de la zone des scènes. Tout au fond, la Black Stage (à gauche) et la True Metal Stage (à droite).
Instant émotion : c’est mon premier concert sur la WET Stage (qui devient la Headbangers Ballroom la nuit), la 4ème scène du festival par ordre d’importance (les deux plus grandes étant la True Metal Stage et Black Stage ex-aequo, suivi de la Party Stage de taille raisonnable) et surtout la seule scène couverte puisqu’elle se situe sous un immense chapiteau. C’est pratique quand il pleut, mais une véritable étuve tout le reste du temps ! La scène est tout de même de taille raisonnable, et le son est moins catastrophique que je ne le pensais (on est notamment pas trop géné par la Black Stage toute proche). Billybopp et moi nous frayons donc un chemin vers le chapiteau plein à craqué duquel se font entendre les premiers accords d’Alestorm (oui on est un peu à la bourre), tandis que T2Fr cours voir Leaves’ Eyes sur la Party Stage, et MrRoces les infirmières d’Itzohe Klinikum. Quel plaisir de retrouver ce groupe de “True Scottish Pirate Metal” (c’est eux qui le disent), déjà vu à Londres en première partie de Turisas. Ça bouge, ça chante et ça danse aux rythmes des morceaux ambiance piraterie, caraïbes et filles de joie tels que Set Sail and Conquer, Nancy the Tavern Wench ou encore l’immanquable Wenches and Mead. Tenancier, remet nous un rasade de rhum et en avant toute moussaillons !
Un peu plus tard dans la soirée. Après avoir retrouvé T2Fr et bus quelques bières au Biergarten, nous tentons de nous approcher de la True Metal Stage pour LE concert de cette édition 2008 : Iron Maiden. Annoncée dès la fin du Wacken 2007, la présence du groupe mythique du Heavy Metal ne laisse personne indifférent, d’autant plus que c’est leur seul concert en Allemagne cette année. Vu la masse colossale de metalheads, je crois que tout les gens présents à Wacken veulent y assister… Nomdidiou quel bordel ! Il nous faut 10 bonnes mi
nutes pour arriver à une distance raisonnable de la scène en se faufilant dans la foule selon la technique du “petit train” : désigner celui qui sera en tête chargé de se frayer un passage puis former une chenille en s’agripant fermement par les épaules (ne lacher sous aucun pretexte sous peine de se retrouver emporté et perdu dans la foule) et avancer lentement mais surement.
Le concert ? Du Maiden dans toute sa splendeur. Décors chiadés, effets pyrotechniques, mascottes d’Eddie (une version marionnette géante et une version costume) et bien entendu tous les grands classiques du groupe, tels que The Trooper, Fear of the Dark ou encore la chanson éponyme Iron Maiden. Bref, c’était splendide, ces mecs sont des génies, c’est tout. Peut-être le meilleur concert de cette année.
Vendredi 1 août 2008. La journée commence bien, et puis le vent se lève, les nuages envahissent le ciel, quelques goutes commencent à tomber et là, c’est le drame. A l’abris sous notre tonnelle nous regardons, tristement impuissants, la pluie empirer au fur et à mesure que l’heure de notre premier concert (Ensiferum sur la Black Stage) approche. S’arretera ? S’arretera pas ? Pour faire passer le temps, on entame une partie de poker avec quelques voisins allemands plutôt sympas, et le temps passe… Finalement, on rate Ensiferum. Merde. Et là vous allez me dire : bande de lopettes il fallait y aller quand même malgré la pluie ! Wacken Rain Or Shine ! Et là je vais répondre : oui, mais non.
La partie de poker finie, nous profitons d’une acalmie qui semble durable pour se diriger vers le concert suivant sur notre Running Order perso : Kamelot sur la True Metal Stage. En chemin nous découvrons les joies de Wacken quand il pleut : de la boue, de la boue et encore de la boue. Visiblement ça plait à certains qui n’hésitent pas à se rouler dedans, s’éclabousser ou faire des glissades… Bon, on va pas trop s’approcher d’eux hein, juste une photo prudente et je m’écarte !

J’aimerais bien voir leur tête quand la boue va leur sécher dessus
Voila enfin Kamelot sous un ciel encore menaçant, premier concert de la journée donc, puisqu’on est resté à l’abris pendant Ensiferum. J’ai appris après qu’on aurait pu les voir sans attraper une bronchite puisque la pluie avait apparement cessée juste avant qu’ils entrent sur scène. Re-merde. Et comme une déception ne vient jamais seule, le concert de Kamelot fut merdique. Serieusement. Ni les flammes, ni les guests ni même la présence de la charmante Simone Simons n’ont pu compenser le son mal équilibré, les larsens incéssants et le cinéma du chanteur qui a passé la moitié du concert un genoux à terre à faire des grimaces façon “putain j’aurais pas du prendre une cuite hier soir j’arrive pas à monter dans les aigus”.

Le morceau March of Mephisto arrive à peine à sauver le concert du désastre complet
Bon, on oublie ce gros ratage et on passe au concert suivant : Sonata Arctica, encore sur la True Metal Stage, le groupe qui détient le record très subjectif du “groupe que j’ai vu le plus de fois en concert” avec le chiffre impressionant de 3 ! Rien de bien nouveau par rapport à leur concert de novembre 2007 à l’Elysée Montmartre : le groupe est bon mais les morceaux de leur dernier album (pourri) Unia sont toujours aussi chiants en live. Voila. Oui c’est tout, si vous vouliez plus de détails vous n’aviez qu’à y aller vous même. Non mais.
Et on continue avec Children of Bodom, toujours sur la True Metal Stage, ce qui est un grand mystère pour moi vu que le groupe évolue plutôt dans un registre death mélodique et qu’un groupe comme Ensiferum (que j’ai raté, putain), s’est retrouvé, lui, sur la Black Stage. Mais bon. Après les désormais habituelles 10 minutes de lente transhumance dans la foule pour atteindre une place correcte, je réalise que, décidemment, le public des groupes un peu “extrêmes” n’est pas fait pour moi. Je ne suis pas de taille à rivaliser avec quelques milliers de death-métalleux surexcités qui sautent dans tous les sens. Aïe. La vache, les pogos sont vraiment violents. Aïe. Et quand ça ne saute pas je suis tellement compressé que je dois atteindre 2 centimètres d’epaisseur. Aïe. Bon, on va peut-être se reculer hein ? Aïe. Bon allez, on se casse, et on va regarder le concert au calme sur un des écrans loin de ces fous. Ouille. Rendez-moi mon bras, merci.
Admirez la subtile transition pour parler des écrans géants, qui sont une innovation de cette année (il n’y en avait qu’un seul en 2007). Ils sont placés un peu partout : 3 autours des scènes principales, et au moins 1 en dehors de la zone de festival (ce qui permet de voir un concert tranquillement) plus peut-être d’autres que je n’ai pas vu. Ils diffusent le concert de la True Metal Stage ou de la Black Stage (les deux scènes principales, qui ne jouent jamais en même temps je rappelle pour ceux qui ne suivent pas). Globalement c’est pratique mais on peut regretter l’absence de réalisateur compétent aux manettes, puisque les plans et les angles de caméra ne sont pas toujours très appropriés (on ne compte plus les gros plans sur les pieds d’un chanteur, ou sur un musicien qui n’est pas actif à ce moment là de la chanson). Billybopp et moi regardons donc Children of Bodom sur écran, en discutant et en buvant, devinez quoi, de la bière. Un peu distraitement donc, il faut bien l’avouer. Bon, en clair, ne comptez pas sur moi pour le résumé détaillé du concert. Par contre je peux vous dire que la Franziskaner est une Weissbier (litéralement, “bière blanche”, alors qu’elle est blonde, mais les allemands classent les bières différement) avec un arrière goût de banane très sympa.
Finalement, au bout d’une heure et demi de Children of Bodom (ce qui nous amène tout de même vers 22h30), nous voyons arriver T2Fr qui avait décidé courageusement (ou inconsciemment, c’est selon) de rester dans la foule et qu’on ne pensait vraiment pas revoir en un seul morceau. Bon, il n’est pas très vaillant, son t-shirt ressemble à une vieille serpillère trempée, mais il a survecu au ball of death, ce qui lui vaut bien 5 minutes de gloire. Pendant qu’il récupère, Billybopp et moi nous dirigeons vers la WET Stage pour Van Canto, le groupe qui fait ses instruments à la bouche.
La première fois que j’ai entendu parlé d’un groupe de metal a cappella avec pour seul instrument une batterie, j’ai bien rigolé en imaginant le résultat. Ce groupe, c’est Van Canto, et leur premier album A Storm To Come n’est finalement pas si mal, même si j’ai encore un peu de mal avec le concept de “solo de guitare à la bouche”. En live, ça donne quelque chose de, disons, original. Imaginez un chanteur qui fait des “rakkatakka”, un qui fait des “wahwah” et un des “dandan”, ajoutez de la distortion sur les voix, un
“vrai” chanteur, une “vraie” chanteuse et un batteur, et voila Van Canto. Pour ce concert, en plus des chansons de leur album, on a eu le droit à quelques reprises de chansons célèbres : Battery (Metallica), Fear of the Dark (Iron Maiden) et The Bard’s Song (Blind Guardian). Oui oui, tout ça à la bouche. Ça déchire grave.

Mignonne la chanteuse de Van Canto pas vrai ?
Dernier mais très attendu concert de cette journée plutôt chargée : Avantasia ! Je suis vraiment curieux de voir ça donne en live, puisqu’il ne s’agit pas d’un groupe mais d’un projet concept “metal opera” de Tobias “je suis le roi du monde” Sammet, le chanteur d’Edguy. Pas mal de grands noms du metal ont participés aux morceaux, alors j’ai du mal à imaginer comment rendre cette athmosphère en concert. Et puis même si les 2 premiers albums (The Metal Opera et The Metal Opera Part II), sortis en 2001 et 2002, me plaisent beaucoup, le dernier en date, The Scarecrow, sorti après 6 an d’inactivité, lui, me laisse vraiment perplexe. Mais bon, faisons confiance à Tobias “j’ai la grosse tête” Sammet pour nous en mettre plein la vue avec un show hors du commun comme il sait si bien en faire, et faufilons nous comme d’habitude dans la foule jusqu’à une distance raisonnable de la scène pour voir quelque chose.
Bon, ça commence pas trop mal : un paquet de beau monde sur scène, un Tobias déchainé qui, tiens quelle surprise, se la pète grave (les lunettes de soleil après minuit c’est la classe quand même), et une première chanson Twisted Mind qui envoit sevère en live… J’adore. Vient ensuite la chanson qui a donné son nom à l’album, The Scarecrow, et là c’est la catastrophe : le micro du premier chanteur guest (dont j’ai totalement oublié le nom, mais qui doit être une légende) ne fonctionne pas. C’est con. En plus il ne s’en apperçoit pas (il doit avoir du retour dans son oreillette) et chante comme si de rien était. Très con. Et ça dure… Mais que fait la police ?
Finalement l’ingénieur du son se reveille et rebranche (enfin) la prise ! Ah ben voila, quand on entend ce qu’il chante pendant les refrains c’est quand même mieux. Le concert se poursuit avec pas mal d’autres invités, c’est la fête, ça prend des poses à tout va, ça joue et ça frime (beaucoup), Tobias “je suis un acteur” Sammet a l’air de s’éclater, bref c’est la super ambiance sur la scène, et dans le public aussi. Les chansons s’enchainent et rendent vraiment bien, aussi bien que sur les albums voire mieux pour certaines du dernier album auxquelles je n’avais pas trop accrochées au départ. Le son est niquel, les backing vocals puissantes sur les refrains… Bref, je suis super emballé par ce concert. Deux petits regrets cependant : une setlist pas assez équilibée (trop de chansons de The Scarecrow) et un Tobias “j’ai un melon gros comme ça” Sammet un peu trop imbu de lui même (tiens, surprenant) ; j’ai pas trop aimé son speach avant Lost in Space sur “Les gens n’ont pas aimés ce morceau mais je vous emmerde je fais la musique que je veux” (si on est là c’est qu’on aime ce que tu fais non ?), ni celui sur “Y’a des gens qui ne sont pas allemand dans la salle ? Ben je m’en fou je parlerais allemand quand même et tant pis si vous ne comprenez pas” (fallait pas demander dans ce cas là)…

Tobias “je suis fier d’être allemand” Sammet
Samedi 2 août, vers 17h. Après un début de journée très chargé, à base de glandouille, barbecue et sieste, il est temps d’attaquer notre premier (des deux) concerts prévus pour cette journée : Before The Dawn sur la WET Stage. Ce n’est pas un de mes groupes préférés, mais T2Fr lui voue un culte qui frise tellement l’obsession qu’on a décidé de l’accompagner, au cas où il tournerait de l’oeil à la vue de ses idoles comme une adolescente croisant M. Pokora. Le concert était sympa mais sans plus, le groupe se limitant au strict minimum vis à vis du public (“bonjour”, “on est before the dawn”, “au revoir”), par ailleurs assez clairsemé (pour une fois qu’on peut respirer et circuler, je vais pas me plaindre non plus). Une fois terminé, on récupère un T2Fr en extase, la bave aux lèvres et le kiki tout dur, et on se dirige tant bien que mal vers le concert suivant Nightwish sur la True Metal Stage (décidemment j’y serais allé à celle là).
Nightwish fait beaucoup parler depuis le départ de Tarja. Anette Olzon, sa remplaçante, est-elle à la hauteur ? Que va devenir le groupe sans Tarja ? La nouvelle sera-t-elle capable de chanter tous les morceaux de Tarja ? Nightwish va-t-il disparaitre ? La fin du monde est-elle proche ? Pourquoi Orangina Rouge est-il si méchant ? Et ainsi de suite… Moi je me suis déjà fait un avis lors de leur passage au Zenith de Paris en avril dernier : Anette est différente de Tarja, c’est tout. Meilleure sur certains points, moins bon sur d’autres. Différente quoi, mais en aucun cas une mauvaise chanteuse, loin de là. Autrement dit : arretez de nous les briser avec la sempiternelle rengaine “c’était mieux avant” et essayez de considérer les choses objectivement.
Objectivement donc, ce concert était chiant. Oui je sais, je viens de rédiger toute une diatribe pour défendre le nouveau Nightwish et maintenant je les enfonce, et donc vous vous dites : mais où veut-il donc en venir sacrebleu ? Et bien je vais vous répondre tout suite, chers lecteurs curieux : le concert était chiant, mais je n’ai rien à reprocher à Anette. Je dirais juste qu’une setlist à base de ballades quand on joue le soir du troisième jour de Wacken, c’est un peu endormant. D’ailleurs après reflexion, même à un autre moment ça aurait été tout aussi chiant. Les avoir vu à Paris très récemment joue peut-être aussi hein, parceque globalement le concert était quasiment identique… moins les morceaux péchus, moins les effets pyrothniques et moins l’energie du public. Mouais. Bon, pendant que T2Fr et Billybopp s’endorment sur place, je décide, histoire de mettre un peu d’ambiance, de relever un défi lancé l’année dernière : me faire slammer avec un drapeau français. Deux chutes, quelques griffures et beaucoup de mains au cul plus tard, j’atteint finalement le devant de la scène. Mission accomplie, on peut rentrer à la base. Et, non, je n’irais pas voir Lordi.
Dimanche 4 août, jour du départ. L’édition 2008 de ce Wacken Open Air s’est terminée très tard dans la nuit et dès la fin des concerts (et même avant) les premières voitures pre
nnent la route. Nous, on n’est pas pressés vu que notre seule contrainte est d’être vers 22h à Rostock (à 200km de Wacken, autant dire la porte à côté) pour embarquer sur un ferry qui nous amenera en Finlande, pour la suite de notre road-trip européen (mais ça, c’est une autre histoire). On prend notre temps, donc. Au reveil, une bonne moitié des tentes environnantes ont déjà disparu pour laisser place à des tas de detritus. Un étrange balet de ramasseurs s’active pour récupérer les bouteilles en verre et en plastique ou les canettes en bon état. En fait en Allemagne, tout ça est consigné et peut donc rapporter gros à celui qui prend la peine de les ramener dans le magasin le plus proche. En début d’après-midi, il n’y a plus une seule bouteille en verre, et la plupart des gens sont partis. Il est temps, à notre tour, de lever le camp. Helsinki, nous voila !
Addendum
J’ajoute quelques liens vers des articles sur cette édition 2008 qui m’ont plu, parcequ’ils sont intéressants ou drôles ou même les deux. En plus parfois leur auteur est du avis que moi, ce qui est un gage de qualité, indéniablement.
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:((( j’allais partir cette année à Wacken,mais je suis parti en Thaîlande ,,j’ai trop hésité pourtant ,,, tu as réussi a me culpabiliser :-’/
j’ai eu les larmes aux yeux en te lisant…
l’année prochaine j’y serai!
@+
LORDI à offert un magnifique spectacle de fermeture ce soir là, t’es bien conne de pas être resté !